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samedi 31 décembre 2016

La croissance économique Cours fiché par Yassine ABOUKIR

La croissance économique



1.     Définition :
·         La croissance économique désigne l’augmentation de la production de biens et services dans une économie sur une période donnée, qui est généralement longue.
·         Selon François Perroux, la croissance économique correspond à « l’augmentation soutenue pendant une ou plusieurs périodes longue d’indicateur de dimension, pour une nation, le produit global net en termes réels »
·         Selon Simon Kuznets, « la croissance est l’application de la divition du travail tant sur le plan interne que sur le plan international, dans des conditions technologiques changeantes, afin d’accroitre le produit par tête d’une population croissante »
2.     Critique du PIB :
L'indicateur du PIB reste cependant imparfait comme mesure de la croissance économique. Il est pour cela l'objet de plusieurs critiques :
§  Il ne mesure ainsi pas, ou mal, l'économie informelle.
§  Même s'il prend en compte la production des activités non marchandes, il ne mesure pas l'activité de production domestique (ménage, potagers, etc.).
§  Il ne mesure que les apports de valeur ajoutée dans l'immédiat (sur une année), alors que les effets de long terme, notamment dans des services tels que l'Éducation ou la Santé, ne sont pas ou mal comptabilisés à travers leur impact sur la production.
§  Le PIB ne mesure que la Valeur Ajoutée produite par les agents économiques résidents. Il ne prend donc pas en compte les transferts de ressources internationaux, alors que ces derniers représentent souvent une part importante de leur richesse nationale. Il est possible d'utiliser un outil plus pertinent tel que le Revenu national brut qui a largement remplacé le PNB entant qu’un indicateur de ressources.
§  Enfin, il ne prend en compte que les valeurs ajoutées, et non la richesse possédée, par un pays, sans distinguer les effets positifs ou négatifs sur le bien-être collectif. Une catastrophe naturelle, qui détruit de la richesse, va pourtant contribuer au PIB à travers l'activité de reconstruction qu'elle va générer. Cette contribution ne reflète pas la destruction antérieure, ni le coût du financement de la reconstruction. Cette contradiction apparente provient probablement du fait que le PIB ne mesure pas réellement le développement, le progrès en lui-même; mais juste l'activité économique, pourvoyeuse d'emploi.
 Peu importe s'il y a progression de la société dans l'absolu : le fait est que toute augmentation de la Valeur Ajoutée signifie in fine un emploi et des revenus pour ceux qui y contribuent. À partir de là, on suppose la création de richesse par la dynamique de l'augmentation de la production.
Dans son acception classique, le développement économique ne se résume pas à la seule croissance économique et des indicateurs ont été proposés pour mesurer plus finement celui-ci, comme l'indice de développement humain.
3.     Les types de croissance :
·         La croissance extensive : il s’agit d’une croissance obtenue exclusivement par l’augmentation des facteurs de production.
·         La croissance intensive : est le résultat d’une meilleure utilisation et une efficacité des facteurs de production.
·         La croissance équilibrée : il s’agit d’une croissance qui respecte les grands équilibres économique à savoir la production, consommation, budget de l’Etat...
·         La croissance Zéro : ce concept est avancé par les travaux du club de Rome et qui correspond à une croissance permettant de préserver l’équilibre écologique et les ressources naturelles.
4.     Les facteurs de production :
a.      Facteur travail :
Le facteur travail est l’un des deux facteurs de production utilisé par les entreprises pour produire. Le travail est fourni par les ménages qui vendent leur force de travail en échange d’un salaire. Le facteur travail est analysé sous deux aspects :
·         L’aspect quantitatif :
La quantité du travail disponible dans un pays est fonction de la population active, c'est-à-dire de l’ensemble des individus exerçant (population active occupé : apprentis sous contrat, stagiaires rémunérés ...) ou cherchant à exercer une activité rémunérée. L’accroissement de la population active est due à la conjoncture de plusieurs facteurs :
Þ     La démographie : Plus le taux de natalité est élevé, plus la population active sera importante lorsque ces classes d’âge arriveront sur le marché de travail. On souligne à ce niveau que le BABY-BOOM qui a suivi  la 2ndguerre mondiale et ce jusqu’au milieu des années 60, a ainsi été un facteur très important d’accroissament de la population active à partir des années 60 et jusqu’aux années 80.
Þ     Le solde migratoire.
Þ     L’allongement de la durée des études ou les mesures pré-retraites vont faire diminuer les taux d’activité respectivement des plus jeunes et des plus âgés
.
·        L’aspect qualitatif :
Le travail n’est pas une donnée homogène puisqu’il nécessite l’acquisition de savoir-faire et des compétences particulières. La qualification des travailleurs peut être abordée par l’étude de la répartition de la population active en catégories socioprofessionnelles et l’étude également du taux d’activité.
Þ    La répartition du CSP :
Ouvrier : connaît une baisse due à la mécanisation croissante.
Employés, professions intermédiaires, cadres, professions intellectuelles supérieures : forte hausse du fait de la tertiarisation.
·        L’évolution du taux d’activité :
Le taux d’activité mesure le rapport entre le nombre d’actifs et la population totale correspondante.
- La féminisation continue de la population active : en 2003, 63.4 des femmes de 15 à 64 ans sont active.
- la baisse du taux d’activité des plus jeunes (15-24 ans), et ce aussi bien pour les femmes que pour les hommes. L’allongement des études en est la principale explication.
- La baisse du taux d’activité des 50 ans et plus, en particulier pour les hommes. Cette baisse est particuliérement liée au développement des mesures de préretraites.
5.      Le capital et l’investissement :
a. Définition du capital :
·        Dimension technique : le capital est l’ensemble des moyens de production durables grâce auxquels une société accroît l’efficacité du travail de ses membres.
·        Dimension financière : dans ce cas, le capital est un ensemble de ressources financières provenant de l’épragne ou de l’emprunt et destinées à acquérir des actifs réels ou financier.
·        Dimension humaine : le capital humain est une notion développé par Gary Becker pour désigner le stock des capacités humaines économiquement producti
ves. Ce stock s’accroît par des investissements, formation, éducation …
b.     Investissement et ses déterminants (cours 1ère année)

Conclusion : Pour produire l’entreprise combine du capital et de travail. En effet, l’utilisation unique du facteur travail ne permettra que peu de production alors que aucune si l’entreprise opte uniquement pour le capital. Les deux facteurs sont complémentaire et le chef d’entreprise prendra au moins deux éléments pour décider de la combinaison productive en se référant au critère du coût et de l’effecacité productive de la combinaison choisie.
6.     Le progrès technique :
Le progrès technique désigne la modification des conditions de production due pour l’essentiel aux découvertes scientifiques et à la mise au point de nouvelles techniques qui permettent d’augmenter la productivité des facteurs de production mais qui sont aussi à l’origine de nouveaux produits. Le progrès technique représente l’amélioration des connaissance humaines appliquées à la production et de l’organisation de la production qui permettent une amélioration de la productivité.
Le progrès technique a pour objectif explicite d’économiser du travail dans la fabrication d’un bien ou d’un service. Autrement dit, pour fabriquer le même bien, on utilisera moin de travail qu’avant l’introduction du progrès technique. Le progrès technique diminue la quantité de travail par unité fabriquée.
Les gains de production réalisés grâce au progrès technique sont créateurs de richesses et rendent possible la création de nouveaux emplois. En effet, en abaissant le coût de production, les gains de productivité permettent la baisse des prix et l’augmentation des salaires réels. On observe donc une extention des marchés et, pour répondre à l’augmentation de la demande les entreprises seront amenées à créer des emplois et à augmenter leur stock de capital productif.
7.     La productivité des facteurs de production :
La productivité est le rapport de la production de biens ou services à la quantité de facteurs de production utilisés pour les produire.
a.      La productivité du travail :
La quantité produite et la productivité sera donc soit en valeur quand elle est mesurée en unités monétaires, soit physique dans l’autre cas. Alors que, la quantité du travail utilisé peut être mesurée de différente façon : On peut prendre simplement le nombre de travailleurs ou le nombre d’heures de travail nécessaire pour fabriquer ces quantités.
b.      La productivité du capital :
Elle mesure l’efficacité du capital. On compare ici la valeur ajoutée (Porduction) au stock de capital utilisé pour produire cette valeur ajoutée.
c.       La productivité globale des facteurs :
La productivité multifactorielle rapporte la production aux dépenses totales relatives aux facteurs de production, c’est-à-dire qu’elle va prendre en compte au dénominateur le capital et le travail.
8.     Gains de productivité et croissance économique:
Les gains de productivité désignent l’augmentation de la productivité durant une période étudiée avec l’utilisation de la même quantité des facteurs de production. Ils se mesurent en valeur absolue (gain par travailleur) ou en valeur relative(taux de variation en %). Ces gains liés à l’amélioration de l’efficacité des facteurs de production, représentent donc une ressource supplémentaire que l’entreprise peut répartir entre plusieurs bénéficiers : les salariés (augmente leur rémunération), les consommateurs (baisse des prix) …
Cette hausse de la productivité est due à plusieurs facteurs:
§  L’organisation du travail
§  Le progrès technique
§  La motivation.
§  La performance du matériel
§  L’environnement de l’entreprise
§  Le climat social
§  L’expérience et la qualification
D’une part, les salariés vont bénéficier d’une hausse de leurs salaires réels ainsi qu’à une baisse de la durée du travail. Il dispose donc de plus de pouvoir d’achat et de plus de temps libre pour consommer ce qui va inciter les entreprises à produire plus.
D’autre part, les consommateurs vont pouvoir bénéficier d’une baisse des prix qui va leur permettre de bénéficier d’une augmentation de leur pouvoir d’achat. Soit qu’ils consommeront davantage de ce produit dont le prix baisse mais à condition que les consommateurs ne soient pas saturés pour ce type de produit, soit qu’ils augmenteront leur consommation d’autres biens et services.
L’Etat devrait également profiter de cette hausse de la valeur ajoutée par travailleur sous la forme de recettes fiscales supplémentaires. Il va donc pouvoir augmenter ses dépenses publiques (investissement dans les infrastructures publiques, embaucher plus de fonctionnaires, …) ce qui va multiplier les dépenses et la production.  >> Théorie de la croissance endogène : l’action publique (Robert Barro)
Enfin, les entreprises vont pouvoir augmenter leurs profits. En effet, elles vendent davantage de produits qui leur coûtent moins cher à fabriquer. Si elles ne diminuent pas leurs prix, leur marge bénéficiaire pour un produit augmente et cette marge est multipliée par un plus grand nombre de produits vendus. Cette hausse des profits va pouvoir financer des investissements qui augmentent à la fois l’offre de produits (plus de capacité de production) et la demande (plus de biens d’équipement durables et de construction achetés).

Conclusion :

Cette corrélation entre gains de productivité et croissance est cependant à nuancer. D’une part, les effets des innovations s’épuisent à long terme (Schumpeter : création destructive). Ainsi, la spécialisation des travailleurs peut se révéler contre-productive parce qu’elle abrutit et démotive les travailleurs. D’autre part, la répartition des gains de productivité peut être déséquilibrée. Ainsi, si les entreprises s’accaparent la totalité des gains, les travailleurs n’auront pas le pouvoir d’achat pour acheter les nouveaux biens produits.

principales theories de la croissance economique

         

La croissance économique désigne l’augmentation de la production de biens et services dans une économie sur une période donnée, qui est généralement longue.

       Selon François Perroux  la croissance économique correspond à « l’augmentation soutenue pendant une ou plusieurs périodes longue d’indicateur de dimension, pour une nation, le produit global net en termes réels »

      Selon Simon Kuznets  « la croissance est l’application de la divition du travail tant sur le plan interne que sur le plan international, dans des conditions technologiques changeantes, afin d’accroitre le produit par tête d’une population croissante »

Introduction au Droit Par Mr Askati


«  La notion de droit » : les finalités de la règle de droit, les sources du droit, l’organisation judiciaire et le règlement des litiges. 







cours de Marketing de base S3

 I) LA NOTION DE MERCATIQUE
DEFINITION

 La mercatique (Marketing en anglais) est un ensemble d'actions menées par une organisation (entreprise, association, organisation publique, ...) et qui a pour but de prévoir et/ou d'influencer les besoins des consommateurs puis d'adapter ses produits (biens ou services) ainsi que sa politique commerciale aux besoins concernés.

                            le support du cours :






cours de compta analytique

Comparaisons entre la comptabilité Générale et la comptabilité Analytique

La comptabilité générale et la comptabilité analytique sont les deux types de comptabilité les plus utilisées par les entreprises; la première est un outil d’information et joue un rôle juridique, et la seconde se présente comme un outil d’analyse qui permet aux gestionnaires de prendre les bonnes décisions.
Or les différences déjà citées en rencontre des différences encore plus détaillées au sujet de la nature, des buts, et les méthodes de chaque comptabilité.

Comptabilité Générale

  • - But : Recherche d’un résultat global et de synthèse (comptabilité à but juridique et financier).
  • - Nature : Comptabilité de synthèse juridiquement obligatoire.
  • - Méthodes : Comptabilité légale basée sur la notion d’exercice comptable annuel. Exactitude totale et rapidité relative des résultats.
  • Comptabilité Analytique

  • - But : Recherche des coûts et résultats analytiques (comptabilité de rendement à but économique).
  • - Nature : Comptabilité analytique à caractère facultatif, mais nécessaire.
  • - Méthodes : Fourniture des renseignements à intervalles de temps très rapprochés (chaque mois par exemple). Possibilités d’approximation des calculs et rapidité nécessaire des renseignements.
  • Concordance entre résultat analytique et résultat comptable

    La comptabilité générale et la comptabilité analytique doivent aboutir au même résultat global malgré les différences et la tenue séparée.

    on vous presente ici le cours detaillé de la comptabilité analytiques ainsi que des exercices corrigés:


    cours d'échontillonnage S3

    Dans le cadre d'une étude quantitative , l'échantillonnage est la phase qui consiste à sélectionner les individus que l'on souhaite interroger au sein de la population de base. Les résultats obtenus sur l'échantillon sont ensuite extrapolés à la population que l'on souhaite étudier.


    pour mieux comprendre le cours de l'echontillonnage : 









    cours de Management S1 et S2

    economie monetaire S3

    cours de problemes economiques et sociaux S3


    cours de S3



    autres liens utiles pour mieux comprendre :




    creation monétaire

    jeudi 24 mars 2016

    les principaux théorèmes de L'analyse mathématiques S1

    Vous trouverez dans ce PDF les principaux théorèmes de l'analyse mathématiques tel que le théorème des valeurs intermédiaire ; théorème des accroissement finis ...
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    mardi 8 mars 2016

    conseil en management

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    mardi 23 février 2016

    cours d introduction a l'étude du Droit

    Microéconomie cours + ex de biens

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    cours et exercice de probabilité S2

    Introduction à l_économie Mr. Mohamed El bourki S1

    jeudi 18 février 2016

    cours du maths Developpement limité et etudes d'une fonction

    mercredi 17 février 2016

    comptabilté Generale S1 (fichier Zip)

    mardi 16 février 2016

    Statitistiques Cours complet

    vendredi 5 février 2016

    exercice sur les fonctions S1 (pdf de fsjes Tanger)

    mercredi 27 janvier 2016

    Introduction à la micro-économie : La Théorie du consommateur

    Objectifs
    L'objet de cette approche est de répondre à la question suivante : comment un individu décide-t-il de répartir son budget entre les différents biens et services disponibles ? Il nous faut pour cela déterminer les conditions de l'équilibre du consommateur. Nous n'étudions ici que l'approche ordinale développée par l'Italien Pareto qui met l'accent sur les contraintes observables et quantifiables (la contrainte budgétaire en particulier).

    Calcul économique en termes d'indifférences

    Le point de départ de la théorie est l'hypothèse que tout consommateur a un ensemble défini de préférences. Etant donné 2 complexes de consommation C1 et C2, par exemple deux paniers de la ménagère, ayant un même coût. Le consommateur est capable de dire s'il préfère C1 à C2 ou C2 à C1 ou encore s'ils lui sont équivalents. Autrement dit la relation C1 préféré ou équivalent à C2 est complète. C'est le premier axiome de la théorie.

     
    Le deuxième axiome est de transitivité : si C1 est préféré à C2 et si C2 est préféré à C3 alors C1 est préféré à C3. Cette condition est nécessaire si des choix cohérents doivent être faits entre un grand nombre d'alternatives.
    Le troisième axiome est celui de la non-saturation : si deux complexes de consommation contiennent, par exemple, la même quantité d'un bien X, mais si l'un contient une plus grande quantité de Y, c'est ce dernier qui sera préféré.
    Le quatrième axiome est celui de continuité : supposons que le complexe de consommation A est le même que le complexe de consommation B, mais que B contient un peu moins d'un bien X. Conformément à l'axiome de non-saturation, A sera préférable à B. Supposons que l'on ajoute à B une certaine quantité de Y. Selon l'axiome de continuité il existe une certaine quantité de Y qui, ajoutée au complexe de consommation B le rendra indifférent par rapport au complexe A.
    Tels sont les axiomes de base utilisés pour formuler la théorie du choix du consommateur.

    A. Les courbes d'indifférence

    Il s'agit d'un procédé graphique qui permet, à l'aide de simplifications, de percevoir comment peut s'effectuer le choix du consommateur.
    L'hypothèse la plus forte est que le choix se limite à 2 biens (ou 2 complexes de biens), ce qui permet de tracer des courbes simples sur un système d'axes-plans.
    Le consommateur dispose d'un revenu et chaque bien a un prix. Comment le consommateur effectuera-t-il ses choix ?
    Supposons que notre consommateur ait le choix entre l'achat de pain et de brioche (on pourrait tout aussi bien prendre deux autres biens ou services ou deux complexes de bien, mais il est plus simple de travailler avec deux biens que l'on peut distinguer aisément). La satisfaction totale, U, dégagée par le consommateur dépendra des quantités de chacun des deux biens qu'il peut acheter.
    U = f(x, y)
    Avec x quantité du bien X et y quantité du bien Y
    On peut penser que cette fonction augmente avec les quantités x et y des biens X et Y acquises pour satisfaire les besoins.
    Il existe une quantité de points correspondant chacun à une combinaison de X et de Y et procurant au consommateur la même satisfaction. Il peut retirer la même satisfaction en consommant une grande quantité de pain et une petite quantité de brioche, ou l'inverse, ou toutes les combinaisons possibles entre les deux.
    Figure 3
    Figure 3
    Il est ainsi possible de tracer une courbe sur laquelle chaque point procure au consommateur la même satisfaction. Le lieu de toutes ces combinaisons de produits qui procurent un même niveau de satisfaction forme une courbe d'indifférence.
    Si P1 et P2 sont deux points de la même courbe d'indifférence, les quantités de marchandises correspondant à P1 et celles correspondant à P2 sont également satisfaisantes.

    Particularités :
    • Une courbe d'indifférence a, normalement, une pente négative (elle descend de la gauche vers la droite) ; cela signifie qu'une grande quantité de X et une petite quantité de Y procurent la même satisfaction qu'une grande quantité de Y et une petite quantité de X.
    • Plus une courbe est élevée (en haut et à droite), plus grande est la satisfaction qu'elle procure. Passant de U1 à U2 le consommateur obtient plus de pain et de brioche à la fois ; sa satisfaction croît donc. L'ensemble des courbes d'indifférence que l'on peut ainsi tracer forme une carte d'indifférence.

    B. Le taux marginal de substitution entre produits

    Nous avons pu dire qu'un même degré de satisfaction pouvait être obtenu en combinant des quantités variables de deux biens. Cela signifie que le consommateur accepte de substituer quelques unités d'un bien pour acquérir quelques unités d'un autre bien. Cela s'explique par le concept d'utilité marginale. Le terme marginal signifie que nous ne raisonnons plus ici sur la totalité de la satisfaction dégagée par le consommateur, mais seulement sur la dernière unité consommée d'un bien. Ce raisonnement à la marge est courant en économie. Exemple : le taux marginal d'imposition correspond au taux de la tranche d'imposition la plus élevée.
    Calcul du taux marginal de substitution :
    Le taux marginal de substitution de X en Y est égal à l'inverse du rapport des utilités marginales de X et Y.
    Équation
    Ce rapport est décroissant. En effet, l'utilité marginale d'un bien est elle-même décroissante : la consommation de la troisième brioche apportera moins de satisfaction que celle de la première et, passé un certain point, il y aura désutilité puisque le consommateur aura dépassé le point de satiété et, dans cet exemple, attrapera une indigestion. Le même raisonnement peut être tenu pour toute consommation ou activité.
    Donc, puisque les utilités marginales sont décroissantes, si l'on diminue la quantité de Y son utilité marginale augmente et, inversement, en augmentant la consommation de X son utilité marginale diminue. De ce fait, le taux marginal de substitution décroît, ce qui implique la convexité des courbes d'indifférence.

        La maximisation de l'utilité

    Le problème réside dans la confrontation des besoins et des moyens. Le consommateur doit en effet tirer le parti maximum, le maximum de satisfaction, d'un revenu déterminé. C'est la confrontation de la droite de budget et de la carte d'indifférence qui déterminera quelle quantité du bien X et du bien Y il lui faut consommer pour dégager le maximum de satisfaction de son revenu.

    A. La droite de budget

    Le consommateur dispose d'un revenu R et les prix des biens X et Y sont respectivement Px et Py.
    Considérant que la totalité du revenu est dépensée, on peut écrire que R = Px.X + Py.Y
    Il est alors possible de tracer la droite de budget en simulant deux cas limite :
    • Le consommateur veut dépenser tout son revenu en achats du bien X. Il peut donc obtenir = N unités de X.
    • Le même calcul peut être fait avec Y. dans ce cas le consommateur peut obtenir = U unités de Y.


    Fig 5 : Droite de budget

    Fig 5 : Droite de budget
    En joignant ces deux points on obtient une droite de budget
    L'équation de cette courbe est linéaire, de type y = ax + b, de pente
    Cette pente peut encore s'exprimer comme étant négative et égale au rapport des prix des biens X et Y
     Exemple
    R = 64 Euros
    PX = 16 Euros
    Py = 8 Euros
    • Si le consommateur n'achète que x de biens X il obtient : 64 / 8 = 4 unités du bien X
    • S'il n'achète que du bien Y, il obtient 64 / 8 = 8 unités du bien Y
    Entre ces deux limites il peut obtenir toutes les combinaisons possibles de chacun des deux biens en dépensant la totalité de son budget.
    La pente de la droite de budget serait ici de

    B. Droite de budget en cas de modification du prix d'un bien




    Fig 6 : Courbres
    Fig 6 : Courbes
    En cas de modification du prix d'un bien, la droite de budget change automatiquement d'allure. Par exemple, si Px diminue à plusieurs reprises alors que Py demeure constant, on obtient les courbes successives suivantes.

    Le même type de raisonnement peut être tenu si c'est le revenu qui se modifie. En cas d'augmentation du revenu, la ligne de budget glisse vers la droite et inversement en cas de diminution.

    Introduction à l'economie : Les principaux courants de la pensée économique

    Un économiste est une personne spécialisée dans l'étude des phénomènes économiques. C'est un chercheur, un universitaire, qui élabore des thèses relatées dans des ouvrages.

    La pensée économique : l'ensemble de la recherche en Économie repose sur les réflexions de quelques grands économistes dont chacun appartient, à l'époque où il a vécu, à une école de pensée ou courant de pensée. Leurs ouvrages ont souvent servi de références à l'analyse économique.

    Le début des premiers courants de pensée économique remonte à la fin du 18ème et début du 19ème siècle. Il se confond approximativement avec le début de la révolution industrielle.

    Adam Smith, dont le célèbre traité Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, première étude sur ce thème, lui valut d'être considéré comme le père de la science économique moderne.

    Les grands courants de la pensée économique :

    L’École classique : Adam Smith (1723-1790), Ricardo (1772-1823)


    Ils analysent les principales fonctions économiques (la production, la consommation, les échanges) et se montrent confiant dans les mécanismes du marché, pour assurer les grands équilibres et la croissance économique. Ils sont tous partisans du libre-échange.

    Trois points fondamentaux caractérisent ce courant de pensée :
    • la liberté des individus (liberté d'entreprendre, liberté de contracter, liberté de concurrence).
    • le marché comme régulateur de l'économie, dont le fonctionnement assure les grands équilibres.
    • la non intervention de l'État dans la vie économique.
    • L’État se contente d'assumer les fonctions régaliennes (la police, la défense nationale, l'Éducation nationale, la justice).
    L'École néo-classique : Menger (1840-1921), Walras (1834-1910) sont les fondateurs

    Ils approfondissent et rénovent la pensée classique d'où son nom. Les questions qui les intéressent, entre autres :
    • Comment se forment les prix des biens et des facteurs de production ?
    • Comment la richesse produite est-elle répartie entre les facteurs de production ? (salariés, propriétaires, État).
    Classiques et néo-classiques forment le courant libéral

    École marxiste : Karl Marx (1818-1883)

    Il critique l'économie libérale. L'économie de marché est profondément injuste et inégalitaire. Les individus ne sont ni libres, ni égaux dans la répartition de la richesse (plus-value). Il est à l'origine de l'économie socialiste.

    École keynésienne : Keynes (1883-1946)

    L'économie de marché n'est que rarement en équilibre. Pour Keynes, l'État doit intervenir dans la vie économique pour rétablir les grands équilibres. Dans sa théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie (1936), il justifie le recours au déficit public pour stimuler l'emploi.